La retraite : vous y croyez encore ?
La réforme des retraites version PS arrive ! Et le moins que l’on puisse dire c’est que ceux qui furent soulagés de voir Sarkozy partir vont être contents ! Hollande et son gouvernement « de gauche » marche dans les pas de son prédécesseur.
La casse des retraites, mais aussi de tous les acquis sociaux et du service public, continue sur le même rythme à plonger les travailleurs dans la misère et l’insécurité généralisée. Voyons ce qu’a prévu pour nous ce gouvernement : non seulement il ne revient sur aucune des mesures prises par Sarkozy (leur opposition à l’époque était donc totalement artificielle), mais il enfonce davantage le clou ! Allongement de la durée de cotisation, baisse des pensions, hausse des cotisations, ils vont se servir directement dans les poches des travailleurs.
Pour s’innocenter, ils nous promettent que nous allons vivre jusqu’à 100 ans et plus encore. Avec ça le Medef et le gouvernement justifient l’allongement des cotisations. Malheureusement pour eux les chiffres sont là et pour la première fois, ils indiquent que l’espérance de vie en bonne santé diminue en France. Aujourd’hui, un homme peut espérer vivre sans incapacité jusqu’à 61,8 ans, une femme jusqu’à 63,5 ans. Autrement dit, même si vous travaillez sans interruption ni chômage depuis vos 18 ans, vous ne pouvez pas espérer vivre un seul jour de votre retraite en bonne santé ! Et encore c’est une moyenne nationale, si l’on regarde du côté des ouvriers on meurt 7 ans plus jeune et les problèmes apparaissent 10 ans avant ! Camarades travailleurs, trimer et crever c’est cela, la vie qui nous est tracée par le patronat.
Pour faire passer la pilule de la hausse des cotisations, ils nous expliquent qu’elle sera identique pour le patronat et les salariés.
Mais dans le même temps, le gouvernement s’engage à prendre des mesures pour compenser cette « hausse du coût du travail » pour le patronat par une baisse équivalente. Toujours les mêmes qui se font enc…
Quant à la baisse des pensions prévue, eh bien le gouvernement nous l’a déjà dit : c’est la crise et « il n’y a pas d’autres solutions », ce n’est même pas la peine d’en discuter.
Quel que soit le serviteur, ce sont les mêmes maîtres à la manœuvre : la bourgeoisie capitaliste, ces grandes familles actionnaires à la tête des conseils d’administration des plus importantes multinationales et des banques. Partout dans le monde, ils exigent que toujours plus de secteurs soient livrés à leur insatiable appétit et qu’une part toujours plus importante des richesses produites par les travailleurs finisse dans leurs poches. Et pour cela, ils appliquent partout la même propagande et les mêmes mesures antisociales. Ils nous culpabilisent, nous parlent d’abus, de privilèges. Ils ont enfoncé la population dans un tel désespoir que dans le quartier, celui même qui a un travail est un privilégié ! Pour les jeunes, la perspective du CDI est définitivement terminée et n’offre plus aucune garantie. Quant aux autres, ils vont vite apprendre à faire des concessions pour garder leur emploi 1 ou 2 ans de plus.
Les conditions de travail se sont dégradées partout, petit à petit les petits chefs et les arrivistes ont pris le pouvoir et nous pourrissent la vie. Qui a encore le courage de se dresser contre eux ? Qui sont les seuls à offrir les perspectives d’un monde débarrassé de tout ces parasites qui nous asservissent ? Les communistes révolutionnaires !
Publié dans Combat n°32 Automne 2013
