Que faire contre le gouvernement du capital ? La révolution ? Oui ! Mais ca se prépare !
Oui !
Mais ça se prépare !
La démonstration gouvernementale est sans appel, celle d’une politique entièrement dévouée aux puissances de l’argent.
Comme toutes les fois précédentes, et c’est bien dommage que beaucoup l’oublient, le parti socialiste ne s’illustre pas en représentant les aspirations naïves mais progressistes de sa base électorale. Non, il n’a en réalité qu’un seul objectif et qu’une seule idéologie : servir ses maîtres capitalistes, en les présentant mensongèrement comme les garants d’une « compétitivité » qui pourrait nous profiter à tous.
Ainsi, toute la politique gouvernementale tient de ce subterfuge : lorsque Montebourg parle de « redresser l’industrie », c’est en réalité d’une enveloppe de 3,5 milliards offerte aux grands patrons dont il s’agit. Lorsque la loi Duflot prétend se soucier du sort des locataires et de la question du logement, c’est de cadeaux fiscaux pour les propriétaires dont il est question. Lorsque le gouvernement prétend lutter contre le chômage, ce sont avant tout les 20 milliards de crédits d’impôts compétitivité ou encore son projet de faire baisser à 30% -au lieu de 33,3 % actuellement- l’impôt sur les bénéfices, qui est l’objectif visé.
Mais derrière ce bichonnage en règle des puissants, qui a, entre autre chose, permis aux entreprises du CAC 40 de reverser 80 milliards aux actionnaires en 2013, qu’est ce qui nous attend concrètement ? Comme disait Ayrault, c’est « un effort sans précédent » qu’on nous réserve. Cette année, ce sont 15 milliards qui ont été prélevé -tous procédés confondus- de la poche de la population. Et c’est la dégradation du régime des retraites, c’est la hausse de la TVA prévue au 1 janvier 2014, ou encore la baisse du plafond du quotient familial, la hausse de l’impôt sur le revenu et de la taxe d’habitation, qui nous attendent ! Bref, le budget 2014 de l’Etat prévoit 15 milliards d’économies et 3 milliards de recettes supplémentaires qui reposeront inévitablement sur le dos du peuple salarié !
En réalité, la « compétitivité » de quelques-uns c’est l’austérité, le chômage, la flexibilité, la pauvreté, l’insécurité et l’inégalité pour les autres ! Du point de vue de l’histoire économique et sociale le fait d’engraisser les riches n’a jamais été un moyen de servir l’intérêt général, bien au contraire ! Arrêtons donc d’avaler les salades politiciennes !
Mais alors que faire ?
Faut-il alors espérer qu’un jour des élections permettent à un « bon » gouvernement, issu par exemple d’une « vraie gauche », de venir au secours du petit peuple ? Mais rien n’est plus naïf ! Notre Etat est déterminé par et pour la haute bourgeoisie. Et son système juridique et démocratique a précisément pour fonction de perpétuer l’ordre et le régime économique établis !
Faut-il faire confiance aux directions syndicales, et au secrétaire général de la CGT, Thierry Le Paon, qui déclarait encore le 5 septembre dernier qu’ « avec ce gouvernement, tel qu’il est, il y a des avancées possibles » ? Evidemment non. Nos camarades syndicalistes révoltés devront inévitablement s’émanciper des bureaucrates collaborationnistes pour engager véritablement le combat de classe !
Faut-il dès lors se contenter de cette éternelle posture critique, visant à penser sans jamais se donner les moyens d’agir ? Mais cette attitude typique des individualistes trop lâches pour faire le choix d’un engagement révolutionnaire n’a jamais mené à rien d’autre qu’au nihilisme politique et aux aberrations théoriques !
En réalité, seul l’engagement militant dans un parti révolutionnaire donne vie et sens aux idées. Seule la volonté d’union des individus autour des objectifs de classe, et pour le projet communiste, créera demain les conditions du rapport de force ! C’est ainsi, par l’esprit d’engagement et par la volonté d’organisation, que nous déclencherons la révolution !
Publié dans Combat n°32 Automne 2013
